www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 35 (Ille et Vilaine)

Vous êtes actuellement : Commissions paritaires  / Années antérieures (2005 à 2013)  / 2005-06 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum
12 mars 2006

CTPD du 6 Février

déclaration du SNUipp-FSU 35

COMITE TECHNIQUE PARITAIRE du 6 février2006.

Dans la note technique accompagnant vos propositions de carte scolaire, vous écrivez que « la carte scolaire 2006 s’appuie sur une nouvelle logique pour les ouvertures et fermetures de postes dans les écoles, logique qui cherche à assurer une plus grande équité entre les écoles tout en s’inscrivant dans un budget donné ».

C’est bien cette nouvelle logique que nous allons évoquer mais auparavant, replaçons la préparation de la prochaine rentrée dans son contexte.

Quelles que soient les appréciations que nous avons pu porter précédemment sur les politiques menées dans le domaine de l’éducation (incapacité à réduire les inégalités, tri social, manque de moyens), nous assistons aujourd’hui à un véritable renoncement, à un abandon historique de toute ambition pour l’école et les élèves. C’est du jamais vu.

La jeunesse de quartiers socialement sinistrés explose ? De vrais problèmes existent qui méritent d’être traités avec le plus grand sérieux ? Le gouvernement répond par l’apprentissage à 14 ans, la notion d’élèves prioritaires et non plus de zones prioritaires vouées à terme à l’abandon.

Des élèves arrivent au collège sans maîtriser totalement la lecture ? Le ministre répond par un plongeon dans le passé en ressortant des étagères poussiéreuses la méthode de lecture syllabique. Léo et Léa, Roro et Rora concurrencent la méthode Boscher. Les enseignants sont désignés comme responsables des échecs face à l’opinion publique et aux parents d’élèves. Le ministre aurait-il oublié qu’il a préfacé les nouveaux programmes ? C’est affligeant d’entendre parler d’épidémie de dyslexie. Va-t-on organiser une grande campagne de vaccination en vue de son éradication ?

Outre cette plongée dans le passé, il est proposé d’externaliser les aides dans le cadre du plan Borloo en demandant aux directeurs d’écoles de transmettre des listes d’élèves. L’objectif des PPRE est bien réducteur par rapport aux aides à dominante pédagogique ou rééducative qui existent, puisqu’il ne s’agit que de faire acquérir le socle commun.

L’élève et sa famille sont rendus responsables de l’échec. Venons en à la déclinaison départementale de cette politique. Vous dites vouloir assurer une plus grande équité. Tout est dans l’appréciation de ce qui est dû à chacun ce qui est juste, injuste. C’est la définition même du mot équité. Et c’est bien ce qui est contestable car l’appréciation peut varier et se traduire par des termes contraires à l’égalité, par exemple, inégalité, disparité, hiérarchie.

Inégalité : vous ouvrez une classe à 27, mais deux écoles se retrouvent avec une moyenne supérieure à 27 après fermeture.

Une école primaire à cinq classes a un effectif supérieur à une école à six classes mais n’a pas d’ouverture. Des écoles de ZEP avec un effectif moindre ont une classe de plus.

Disparité : 116 communes n’ont pas d’école publique. Certaines d’entre elles ont des écoles privées avec des effectifs très élevés, par exemple Etrelles. Allez vous satisfaire à la demande de parents de cette commune qui demandent l’ouverture d’une école publique ?

Hiérarchie  : - vous choisissez de ne prendre en compte que le même nombre d’enfants de deux ans que l’année passée, au mépris de la hausse démographique. Le taux de scolarisation a chuté de 13,70% dans les écoles publiques en dix ans et seulement de 5,56% dans les écoles privées. L’application de cette consigne du ministère conduit de fait à favoriser l’enseignement catholique. Nous sommes toujours convaincus du rôle positif de l’école maternelle. Au-delà des conditions d’accueil, c’est aussi la qualité de son contenu et de ses missions qui sont menacées. Au total il y aura 23 classes maternelles de moins. Nous contestons ce choix délibéré de casse.

  Pour faire une carte scolaire présentable vous fermez 10 postes de titulaires remplaçants. Où est la continuité du service public ? Quelle image en sera donnée quand les maîtres ne seront pas remplacés ? Choisirez-vous aussi de ne pas donner priorité au remplacement en maternelle ?

  Vous supprimez la BDFC. Nous savions la formation continue moribonde, elle est maintenant définitivement tuée,puisqu’elle est uniquement liée à la formation initiale.

  Vous supprimez la brigade AIS.Les élèves les plus en difficultés de CLIS, SEGPA, EREA,UPI n’auront plus droit à des maîtres remplaçants sinon tous formés, au moins motivés.

La hausse démographique prévue est de 735 élèves. Elle pourrait être sous-estimée. La dotation de 14 postes correspond à 1 emploi pour 52,5 élèves (le 0,5 est un petit de deux ans). Nous le disons chaque année. Le ministère ne donne pas les moyens de son développement au service public d’éducation dans le département

 

32 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp 35, 14, Rue PAPU 35 000 RENNES

- Tel : 02 99 36 88 43

- Portable : 06 31 84 05 31
- Email : Écrire au SNUipp 35

mentions légales


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 35 (Ille et Vilaine), tous droits réservés.