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SNUipp-FSU 35 (Ille et Vilaine)

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5 février 2018

Le SNUipp-FSU35 était reçu par le DASEN le 31 janvier

Compte rendu de l’audience

Rythmes scolaires, carte scolaire, souffrance au travail, bureau numérique du directeur, formation de proximité.

Nous avons été reçus à notre demande par le Directeur Académique le mercredi 31 janvier. Nous souhaitions faire le point avec lui sur un certain nombre de dossiers.

- Sur la question des rythmes, le Dasen nous a informés que 2/3 des écoles passeront à la semaine de 4 jours l’année prochaine. Quelques situations sont encore en discussion, notamment où la municipalité souhaite un retour à 4 jours alors que le conseil d’école s’est prononcé en majorité pour un maintien à 4,5 jours (3 communes sont encore dans ce cas). Les arbitrages ne sont pas encore faits, les IEN sont à la manœuvre pour trouver des compromis. Par ailleurs, le Dasen nous rappelle que lorsque la commune souhaite rester à 4,5 jours, il ne peut intervenir même si la communauté éducative souhaite revenir à 4 jours.

- A propos de la carte scolaire, le Dasen nous confirme la dotation de 47 postes pour le département. Compte tenu qu’il faut déjà 57 postes pour continuer d’ouvrir des CP en REP et des CE1 en REP+, il faudra trouver d’autres postes à supprimer pour parvenir à ouvrir des classes. En première ligne, ce sont les postes de « Plus de maîtres que de classes » qui seront supprimés en REP+ notamment ; par ailleurs il envisage d’en maintenir en REP et hors éducation prioritaire. Sur le dispositif « Moins de 3 ans », il nous dit être persuadé des bénéfices de ce dispositif et il pense pouvoir les maintenir. Sur la question des temps partiels, le Dasen nous informe qu’il sera très vigilant sur les temps partiels sur autorisation et qu’ils ne seront pas tous accordés l’année prochaine. Il faudra motiver sa demande. Nous engageons donc les collègues à bien l’argumenter.

- En rapport avec le travail du CHSCT, nous avons abordé la souffrance au travail des équipes face à la violence de certains élèves et à l’incapacité parfois de la hiérarchie à répondre à cette souffrance. Nous lui avons présenté de façon anonymée la situation de deux écoles pour lesquelles la réaction des IEN a été très différente : l’une très réactive au mal-être exprimé, l’autre quasi inexistante. Clairement, la réponse des IEN est déterminante. Le Dasen nous a informés que les IEN suivront bientôt une formation aux risques psycho-sociaux. S’il est d’accord pour dire qu’il y a un changement de population dans les écoles de la périphérie rennaise, avec entre autre des enfants qui ne possèdent plus « les codes », il souligne le fait que certaines équipes ne s’adaptent pas à ce changement d’attitude des élèves. Nous avons insisté sur la nécessité de formation des enseignants pour pouvoir s’adapter au mieux aux élèves à besoin éducatif particulier, de ce point de vue, la formation continue est quasi inexistante. De plus, il est assez facile de demander de s’adapter lorsque les classes sont surchargées, les enseignants absents non remplacés, les RASED vidés d’année en année ... Il est stupéfiant de voir que la hiérarchie est à ce point autant en décalage avec la réalité du terrain !

- Sur le bureau numérique du directeur, nous souhaitions relayer la parole de directeurs et directrices qui se disent noyés par le flot d’informations présentes sur l’interface. La prise en main de l’outil ne favorise pas l’allègement des tâches de direction ; de plus, les informations sont présentes sur le bureau numérique mais aussi envoyées sur les boîtes des écoles, surchargeant ainsi la boîte mail. La formation à l’outil BND a dû être dispensée dans chaque circonscription par le directeur ou directrice associé-e, les directeurs et directrices doivent maintenant maîtriser l’outil. Sur le remboursement des frais de déplacement pour les réunions de direction, le Dasen nous informe qu’il est impossible de les assurer. Ces réunions n’étant pas considérées comme des temps de formation, ils ne peuvent pas passer par Gaïa et aucun budget ne correspond à cela. Nous avons insisté sur le nombre de réunions pour les directeurs et directrices qui tend à augmenter, il nous est répondu que les directeurs et directrices perçoivent une prime pour cela. Chacun appréciera ! Concernant la nécessité de rentrer toutes les sorties sur Toutatice, l’administration considère que cela demande « une acculturation » des collègues mais que c’est sur la bonne voie.

- Pour ce qui est de la formation de proximité, nous avons fait part de notre désaccord sur l’utilisation des 9h00 supplémentaires (heures prises sur la journée de pré rentrée et la journée de solidarité). Par ailleurs, nous avons eu beaucoup de remontées de collègues sur la formation de proximité cette année : sur la forme, lorsqu’on demande aux enseignants de se mettre en réflexion de 17h00 à 19h00, quand on demande aux collègues de Redon de se rendre un mercredi à 13h30 à Cesson (1h15 de route), ou bien encore lorsque les dates fixées en début d’année sont systématiquement modifiées. Nous avons demandé la tenue d’un groupe de travail sur la formation continue qui pourrait se tenir en amont du Conseil de formation. Cette proposition est retenue par le Dasen, nous vous engageons à remplir notre enquête formation continue présente sur notre site.

Enfin, le Dasen a tenu à nous informer du prochain dispositif à mettre en place à la rentrée, le dispositif « devoirs faits », déjà en place au collège. Cette heure supplémentaire pour les élèves sera proposée aux familles et sera sous la responsabilité de l’Education Nationale. Elle devra être organisée par les enseignants et sous leur responsabilité. Cela pose un certain nombre de questions. La question pédagogique tout d’abord, quel est l’intérêt pour les élèves de rajouter du scolaire dans une journée déjà bien chargée ? La question de l’organisation de l’équipe : à quels moments les conseils des maîtres pourront se réunir lorsque les enseignants participeront à ces heures supplémentaires ? La question de la responsabilité : si aucun enseignant n’est volontaire pour faire ces heures, qui sera désigné volontaire ? Le directeur ? Ce qui est sûr, c’est que la mise en place de ce dispositif inquiète le directeur académique. Encore une mesure démagogique décrétée sans avoir pris en compte son intérêt et la réalité du terrain !

 

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