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30 septembre 2016

Livret scolaire unique

le SNUipp-FSU a demandé un moratoire à la ministre et la publication du bilan de la phase test.

Dès le CSE du 15 octobre 2015, le SNUipp-FSU avait émis de nombreuses réserves sur le livret numérique concernant la confidentialité des données, l’intérêt pédagogique et la charge de travail accrue pour les enseignants.

Par ailleurs, alors qu’une phase test a eu lieu au printemps dernier, les remarques des collègues concernés n’ont fait l’objet d’aucun retour et aucun bilan ne nous a été transmis. Enfin, la circulaire ministérielle précisant l’ensemble des principes et des modalités de sécurisation de ce dispositif n’est toujours pas parue.

Ce sont les raisons pour lesquelles le SNUipp-FSU a refusé de voter l’arrêté réglementant le LSUN lors du CSE jeudi dernier.

Nous avons rappelé nos plus vives réserves sur le LSUN concernant :

- son intérêt pédagogique et son efficacité dans la communication auprès des familles notamment celles les plus éloignées de l’école.

- la confidentialité des données et leur conservation à long terme :

  • Quelles sont les modalités de transmission et d’accès des représentants légaux et l’expression de leur consentement ?
  • Quelle est la durée de conservation et le devenir du LSUN à l’issue de la classe de troisième ? Quelles sont les mesures prises pour sécuriser le dispositif ?
  • Quelle articulation du LSUN avec le LSL du lycée et notamment quels documents et sous quelle forme seront mis à disposition des enseignants de lycée des données qui en sont issues ?
  • Est-il envisagé une utilisation statistique de ces données ?
  • Quelles sont les personnes qui seront habilités à renseigner, modifier, consulter le LSUN et les modalités de cet accès ?

- les avancées en termes d’évaluation plus « positive ». l’appropriation par les élèves eux-mêmes de l’avancée de leurs apprentissages.

- la vision dynamique des apprentissages : évaluation sommative ou mesure de progrès ?

- l’impact de cet outil sur les pratiques pédagogiques : permet-il de les faire évoluer, les fige-t-il ou les fait-il régresser ?

- le principe de liberté pédagogique : comment s’inscrivent des pédagogies plus alternatives (ICEM, GFEN, pédagogie institutionnelle…) dans ce nouveau dispositif ?

- la régularité des transmissions aux parents est-elle compatible avec la liberté réaffirmée des enseignants ?

En conséquence, le SNUipp-FSU a demandé un moratoire et la publication du bilan de la phase test opérée par le ministère au printemps dernier.

Ci-dessous, le courrier en ce sens qui a été envoyé à la Ministre.

Paris, le 29 septembre 2016

à Madame Najat VALLAUD-BELKACEM

Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Madame la Ministre,

Lors de votre conférence de presse de rentrée, vous avez annoncé la mise en place à la rentrée 2016 du nouveau livret scolaire numérique, commun à l’ensemble de la scolarité obligatoire.

Ce LSUN a fait l’objet de discussions préalables. Ainsi dès le CSE du 15 octobre 2015, le SNUipp-FSU avait émis de nombreuses réserves concernant la confidentialité des données, l’intérêt pédagogique et la charge de travail accrue pour les enseignants.

De plus, une phase test a eu lieu au printemps dernier : les remarques des enseignants concernés n’ont fait l’objet d’aucun retour. Aucun bilan ne nous en a été transmis. La circulaire ministérielle précisant l’ensemble des principes et des modalités de sécurisation de ce dispositif n’est toujours pas parue. A cela s’ajoute le fait que dans bien des écoles, les conditions matérielles ne sont pas réunies pour permettre un fonctionnement opérant du LSUN. Leur équipement nécessite un engagement budgétaire indispensable et pourtant à ce jour non prévu.

Enfin, la mise en place en cours d’année d’un tel outil ne peut que perturber des organisations de travail déjà mises en oeuvre dans les écoles. Elle devrait au préalable s’accompagner de temps dégagé et de formation pour les enseignants.

À ce jour, nos nombreuses réserves n’ont reçu aucune réponse à même de nous rassurer. Des questions se posent :

- Quelles sont les modalités de transmission et d’accès des représentants légaux et l’expression de leur consentement ?
- Quelle est la durée de conservation et le devenir du LSUN à l’issue de la classe de troisième ?
- Quelles sont les mesures prises pour sécuriser le dispositif ?
- Quelle articulation du LSUN avec le LSL du lycée et notamment quels documents et sous quelle forme seront mises à disposition des enseignants de lycée des données qui en sont issues ?
- Est-il envisagé une utilisation statistique de ces données ?
- Quelles sont les personnes qui seront habilitées à renseigner, modifier, consulter le LSUN et les modalités de cet accès ?

C’est pourquoi, dans l’attente des réponses à ces questionnements, le SNUipp-FSU demande un moratoire sur la mise en place du LSUN. Il demande la publication de la phase test et la réunion d’un groupe de travail.

L’école se doit d’être un service public de qualité. Il revient au ministère d’en donner les moyens à toutes les écoles dans le respect de ses personnels et de la confidentialité des informations sur ses usagers.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations.

Pour le Co-secrétariat Francette POPINEAU

 

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