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SNUipp-FSU 35 (Ille et Vilaine)

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21 octobre 2012

Compte-rendu du CTSD "handicap" du 16 octobre 2012

Depuis longtemps, le SNUipp-FSU réclamait dans cette instance une réunion traitant de la scolarisation des élèves en situation de handicap et de la difficulté scolaire en général.

En réponse à cette demande, l’administration a organisé l’an passé un audit Clis/Ulis dont elle nous propose le rapport dans ce CTSD extraordinaire.

Un travail certes intéressant, soutenu par un étalage de tableaux projetés, tout aussi intéressants, mais qui pour nous, s’apparente plus à un constat, un état des lieux, qu’à une réelle réflexion visant à améliorer cette scolarisation particulière. C’est justement ce que la FSU a voulu déclarer en préalable, que ce rapport n’en reste pas à des vœux pieux...

Parmi tous les chiffres présentés :

3595 élèves repérés handicapés dans le département, 1er et 2nd degrés (hors établissements spécialisés) dont 1610 accompagnés par AVS/EVS. Chiffres toujours en hausse depuis l’année dernière, surtout dans le second degré.

Ce qui semble le plus inquiétant sont les élèves placés en liste d’attente, environ 60 en Clis et 15 en Ulis.

D’autant qu’il faut rappeler les problèmes de la rentrée 2011, 9 élèves sur dix en moyenne passaient de Clis en Ulis, d’où engorgement, pendant que les établissements spécialisés limitaient les entrées, ce qui a valu au département un grand nombre d’orientations « par défaut » et des élèves devant bénéficier de scolarité particulière et se retrouvant de fait en classe ordinaire. Dans le premier comme dans le second degré.

L’administration via le Dasen, oriente le débat vers le maître mot qu’est l’inclusion des élèves, qui reste évidemment la préoccupation de tous, mais refuse de façon têtue l’évidence du manque de moyens. Et insiste sur le fait que nous ne sommes réunis ici que pour voir « comment faire mieux avec les moyens qui sont les nôtres ».

Ce que la FSU ne peut partager :

- comment accompagner sereinement les élèves en situation de handicap quand les Clis dépassent 12 élèves ?
- comment inclure réellement les élèves, avec leur projet propre, quand les classes ordinaires, dans le premier comme dans le second degré, ne le permettent pas étant donnée leur surcharge initiale ?
- comment aller plus loin si l’administration ne consent pas à effectuer le double comptage des élèves handicapés, dans leur classe spécialisée et aussi dans l’effectif global de l’école ou l’établissement ?
- comment parler de reconnaissance du handicap tant que la formation initiale ne l’intégrera qu’à hauteur d’une semaine ?
- comment venir réellement en aide aux élèves à besoins spécifiques, sans la volonté de remplacer la précarité de l’Avs par un nouveau métier de droit public et accompagné de la formation qui s’impose ? Pas de réponses positives du Dasen sur ces questions, si ce n’est la volonté de continuer à proposer une formation continue pouvant aller jusqu’à 15 personnes en Capash (D) cette année. Que nous approuvons. Mais comment valoriser le métier de PE spécialisé si on décide d’occulter définitivement la nécessité de moyens à la hauteur des exigences de la loi de 2005 sur le handicap.. ?

Concernant les AVS/EVS et leur formation notamment, le Dasen reconnaît qu’on leur doit deux sortes de formation, celle du retour vers l’emploi, en appui sur le Greta et mise en place depuis l’année dernière seulement, et aussi une formation d’adaptation au métier, de 60h (jusqu’ici 15h !) dispensée par l’IA.

Devant son échec face aux différents procès, l’administration met enfin en place cette formation, durant quelques mercredis, sur trois champs différents. Le Dasen a conscience que cette organisation ne peut satisfaire tous les personnels et précise qu’elle est nécessaire mais pas obligatoire en cas d’autre contrainte.

Concernant la scolarisation des élèves allophones, le Dasen indique qu’ils ne font pas partie de l’audit et de la réflexion à l’ordre du jour. Cependant les élus SNUipp de la Fsu insistent pour faire un état des difficultés rencontrées par les collègues de Clin (écoles) et de Cla (collèges) :
- classes parfois surchargées
- limitation assez inhumaine du délai officiel de 12 mois avant retour en classe ordinaire (et rarement de solution adaptées pour l’accueil de ces élèves dans la proximité et la particularité)
- acharnement éventuel de la hiérarchie pour refuser ou enlever un élève de Clis au risque de le laisser suivre une scolarité ordinaire sans accompagnement spécifique

Pour toute réponse à ces questions, le Dasen se félicite que pour la première année, la quasi totalité des familles concernées sont passées par l’IA...et indique, comme pour les clis en quelque sorte, qu’il ne compte pas ouvrir de nouveaux dispositifs sans l’assurance de disposer de personnels formés en nombre suffisant. Alors ça tombe bien, tout le monde est en attente de formation depuis des années !

Le dasen reconnaît néanmoins que cette scolarisation des enfants allophones mérite d’être étudiée plus à fond, dans d’autres circonstances. C’est pourquoi les collègues et familles concernées doivent, avec le SNUipp, continuer d’interpeler l’administration sur ce dossier.

Les élus du SNUipp/FSU ont aussi profité de ce CTSD pour demander au DASEN des explications quant à la date des prévisions de carte scolaire que doivent effectuer les directrices et directeurs. En effet les prévisions d’effectifs sont à remplir sur Base élève entre le 16 et le 23 novembre .. !

Il a expliqué revenir à un calendrier qui était déjà en place il y a déjà quelques années lui permettant de travailler sur une prévision au mois de décembre au moment du partage des moyens affectés à l’Académie de Rennes entre les 4 départements.

Nous avons également fait remonter au DASEN le désarroi des directrices (eurs) non seulement sur les délais imposés par ce calendrier mais aussi sur le fait que les collègues avaient l’impression que leur travail était inutile et que les prévisions pouvaient se faire sans eux.

La réponse du DASEN a été que le travail des directrices (eurs) a été d’une grande qualité l’an dernier malgré ce même calendrier et que les prévisions faites dans les écoles n’étaient que rarement modifiées... 

Nous lui avons alors demandé que les écoles puissent connaître les prévisions retenues par les services. Il est d’accord pour le faire mais uniquement après le CDEN qui valide les opérations de carte scolaire. Au delà de ces contraintes de calendrier, il ne fait donc aucun doute qu’il sera nécessaire cette année encore, de nous faire entendre pour réclamer les postes nécessaires.

Les élus SNUipp de la délégation FSU O.Blanchard et G.Gabrielli

 

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